Je suis comme toi. Ou à peu près. Deux seins en moins, plus de cheveux et plus trop de cils, des kilos qui me boursouflent. Tu as peut-être la peau brûlée par les rayons, tu es peut-être devenue squelettique. Il te reste peut-être un sein, ou même les deux, mais le résultat est le même : quand tu te regardes dans la glace, et que tu penses à celle que tu étais il y a un an, tu as envie de pleurer.Continuer à lire

Mais à cause de leur diversité et des expériences propres à chacun, la notion d’effet secondaire est très floue pour tous ceux qui ont un proche atteint du cancer. J’ai beaucoup de questions, de réactions qui montrent à la fois qu’on se fait des idées, et qu’on ne comprend pas ce que traverse un malade traité par chimio dès lors qu’on n’en est pas un.Continuer à lire

C’est drôle, cette obsession des poils. Parce que c’est complètement inutile – beaucoup plus que des seins, par exemple, qui n’ont pas grande utilité physiologique une fois qu’on arrête de faire des bébés – mais ça cristallise la majorité des questions, des angoisses aussi.

Je ne sais pas si on peut comprendre avant d’être confronté à leur perte, leur absence. Comme si ça nous définissait fondamentalement, en fait.
Mais foin de philosophie : les poilsContinuer à lire

Je ne sais pas pour toi, mais à partir du moment où on m’a diagnostiquée, tout est allé très vite. Examens, ré-examens, rendez-vous, prescription, opération, suites opératoires, résultats, chimio…

Et l’envie de s’enfoncer la tête dans le sable comme si ça allait faire disparaître ce cauchemar.

Alors que j’arrive à la fin de ma chimio, voici 10 choses que j’aurai aimé savoir, avant.Continuer à lire

Le cheminement pendant le cancer s’apparente au processus du deuil.
Parce qu’on a un deuil à faire. Enfin, des tas de deuils.
Parfois c’est dur. Mais la lumière est au bout.Continuer à lire

Je l’ai lu et vu tellement souvent. « C’est pas juste, ce qui m’arrive/ce qui t’arrive« . Et je ne manque jamais d’interroger : Si ce n’est pas juste que tu aies un cancer, qui mériterait de l’avoir à ta place ? Est-ce qu’être née dans un pays développé n’est pas égalementContinuer à lire

Avoir la tête nue et rasée, ça fait froid. Et en chimio, on est priée de ne pas tomber malade. Une solution ? Les petits bonnets ou turbans tout fait que tu vois un peu partout.

Ma solution à moi ? Le headwraping, cette technique d’enturbannage qui vient des femmes nigérianes ou sénégalaises, parfaitement adaptée à nos crânes chauves.Continuer à lire

Se raser la tête n’a pas besoin d’être une étape triste. C’est souvent un pas de plus vers la guérison, et aussi, une certaine forme de détachement, d’acceptation.
On a beaucoup ri ce jour là, en fait Continuer à lire

Quand mon grand psoas (autant en profiter pour réviser l’anatomie) se prend de spasmes comme s’il dansait sur du hardcore pendant 20 secondes, je ne suis pas une guerrière. Je fuis. Je fuis la douleur, je fuis le combat, je suis ok pour rendre les armes. Continuer à lire