Je suis comme toi. Ou à peu près. Deux seins en moins, plus de cheveux et plus trop de cils, des kilos qui me boursouflent. Tu as peut-être la peau brûlée par les rayons, tu es peut-être devenue squelettique. Il te reste peut-être un sein, ou même les deux, mais le résultat est le même : quand tu te regardes dans la glace, et que tu penses à celle que tu étais il y a un an, tu as envie de pleurer.Continuer à lire

C’est drôle, cette obsession des poils. Parce que c’est complètement inutile – beaucoup plus que des seins, par exemple, qui n’ont pas grande utilité physiologique une fois qu’on arrête de faire des bébés – mais ça cristallise la majorité des questions, des angoisses aussi.

Je ne sais pas si on peut comprendre avant d’être confronté à leur perte, leur absence. Comme si ça nous définissait fondamentalement, en fait.
Mais foin de philosophie : les poilsContinuer à lire

Le cheminement pendant le cancer s’apparente au processus du deuil.
Parce qu’on a un deuil à faire. Enfin, des tas de deuils.
Parfois c’est dur. Mais la lumière est au bout.Continuer à lire

Je l’ai lu et vu tellement souvent. « C’est pas juste, ce qui m’arrive/ce qui t’arrive« . Et je ne manque jamais d’interroger : Si ce n’est pas juste que tu aies un cancer, qui mériterait de l’avoir à ta place ? Est-ce qu’être née dans un pays développé n’est pas égalementContinuer à lire

Avoir la tête nue et rasée, ça fait froid. Et en chimio, on est priée de ne pas tomber malade. Une solution ? Les petits bonnets ou turbans tout fait que tu vois un peu partout.

Ma solution à moi ? Le headwraping, cette technique d’enturbannage qui vient des femmes nigérianes ou sénégalaises, parfaitement adaptée à nos crânes chauves.Continuer à lire

Se raser la tête n’a pas besoin d’être une étape triste. C’est souvent un pas de plus vers la guérison, et aussi, une certaine forme de détachement, d’acceptation.
On a beaucoup ri ce jour là, en fait Continuer à lire

Comme une prison à l’intérieur d’une prison.
Je ne peux plus garder éloignée l’idée de ma mortalité, je ne peux plus refuser de regarder l’idée que je vais mourir, peut-être, beaucoup plus tôt que je m’y attendais, beaucoup plus tôt que je l’avais prévu. Continuer à lire

Comment surmonter les murs qui parfois se dressent devant nous, ces murs si hauts et si larges qu’on se sent battu d’avance ?Continuer à lire