Ma chimio

La chimio, l’épreuve redoutée du traitement contre le cancer; n’était pas une fatalité. Ma double mastectomie s’est bien passé, toutes les tumeurs ont été retirées avec ce qu’on appelle des marges claires : c’est à dire suffisamment de distance entre les tumeurs et le tissu restant (la peau, les muscles qui tapissent la cage thoracique), les ganglions lymphatiques étaient sains. Ça aurait pu s’arrêter là.
On m’a pourtant proposé une chimio à la suite, avec des chiffres qui m’ont fait froid dans le dos. La double mastectomie me donnait 76% de chance de survie à 10 ans. Avec les bloqueurs hormonaux, cette chance montait à 82%. Avec une chimio, je gagnais encore 5 % et je passais à 87%. J’ai pris la chimio.